L’histoire des fréquences, des ondes et de la bio-résonance se déploie en plusieurs strates qui se répondent. Au tout début du XXᵉ siècle, des inventeurs et ingénieurs comme Nikola Tesla, puis surtout Georges Lakhovsky, posent l’idée qu’un organisme vivant vibre et qu’il peut être soutenu par un spectre très large d’ondes électromagnétiques capables de “rappeler” au corps sa fréquence d’équilibre. Lakhovsky crée son oscillateur à ondes multiples pour baigner le vivant dans un champ de fréquences très étendu, supposé couvrir les besoins vibratoires de chaque cellule.

Dans le même mouvement, aux États-Unis, la radionique (Abrams, puis Delawarr, puis les écoles anglaises) avance l’idée qu’un organisme possède une “signature” mesurable à distance et qu’on peut la corriger en lui renvoyant une onde ou une information réglée sur la fréquence du dysfonctionnement. La bio-résonance allemande de la fin du XXᵉ siècle reconnaîtra d’ailleurs explicitement cette filiation.

Un autre fil historique arrive avec Royal Raymond Rife (années 1930) qui prétend observer les micro-organismes vivants et déterminer pour chacun une fréquence dite “mortal oscillatory rate”, c’est-à-dire la fréquence qui le fait se désorganiser sans détruire l’hôte. Ce principe d’“action sélective par fréquence” sera repris plus tard par de nombreux dispositifs de bien-être et d’électro-thérapies.

Dans les années 1950-1970, l’école allemande d’électro-acupuncture selon Voll montre qu’on peut lire l’état fonctionnel d’organes en mesurant des points cutanés reliés aux méridiens chinois, et que cette mesure réagit à la présence d’un remède ou d’une information mise dans le circuit. À partir de là, le Dr Franz Morell avec l’ingénieur Erich Rasche créent en 1977 la MORA-thérapie, qui devient le prototype des appareils de bio-résonance actuels : on capte le spectre électromagnétique du patient, on le filtre (inversion, amplification, sélection), puis on le lui réémet pour réduire les oscillations jugées pathologiques et renforcer celles qui sont harmonieuses. De nombreux systèmes (BICOM, IMEDIS, Vega…) déclineront ensuite ce modèle. 

À la même époque, un second courant tente d’expliquer comment une information biologique pourrait voyager sans molécule support. Jacques Benveniste, puis des équipes qui l’ont prolongé, rapportent que de l’eau exposée à un signal électromagnétique “portant” la signature d’une molécule pourrait ensuite produire sur un système biologique un effet similaire à la molécule originale. Cette idée de “mémoire de l’eau” sera débattue, reproduite partiellement, contestée, mais elle ouvre la porte à la notion de biologie numérique : enregistrer le signal d’un principe actif, le numériser, le transmettre et le rejouer dans un autre milieu.

Sur ce terreau, la vague russo-slavo-européenne dite de “génétique ondulatoire” (Peter P. Garyaev et collaborateurs) propose dans les années 1990-2000 que l’ADN ne soit pas seulement un code chimique, mais aussi un émetteur-récepteur qui travaille avec des champs, des phonèmes, des structures de langage et des hologrammes. Dans cette vision, il serait possible de capter le “portrait d’onde” d’un tissu ou d’un organisme, de le stocker puis de le réémettre pour soutenir la régénération ou transmettre de l’information à distance.

La bio-résonance contemporaine rassemble ainsi plusieurs briques :

  1. Brique physique : tout vivant émet un champ électromagnétique fin, mesurable, et les déséquilibres s’y manifestent sous forme d’oscillations “discordantes”.
  2. Brique de résonance : si l’on renvoie au système sa propre fréquence corrigée (ou la fréquence d’un remède, d’un organe sain, d’une molécule), le système tend à se réaligner. C’est le principe “d’endogène/exogène” des appareils MORA/BICOM.
  3. Brique informationnelle : l’eau, les champs scalaires de type Tesla/Meyl ou les supports numériques peuvent servir de vecteur à cette information vibratoire, en la stockant puis en la transférant.
  4. Brique clinique intégrative : ces techniques sont utilisées dans des approches intégratives, souvent en complément des soins classiques, pour surveiller l’effet d’un traitement, rechercher des charges toxiques, tester des remèdes ou soutenir la régénération.

Au fil de ce parcours, on retrouve donc un fil rouge : le vivant est vu comme un système oscillatoire, la maladie comme une perte d’harmonie fréquentielle, et le soin comme un acte d’information qui restitue au corps son modèle d’onde de référence. Cette vision irrigue les travaux sur la mémoire de l’eau, la génétique ondulatoire, la radionique, les ondes scalaires, les fréquences de Rife, et tous les appareils modernes de bio-résonance qui cherchent à mesurer puis à renvoyer au corps sa propre musique intérieure.

Partager sur les réseaux sociaux